Épisode 3 : Les conseils qui comptent et la naissance de Garbi.
Le Hub digital OSC est désormais fonctionnel dans son ensemble. Restait à le confronter à nouveau à ceux qui nous avaient déjà aidés à avancer, et à résoudre une question en suspens depuis plusieurs semaines : quel nom lui donner ?
Deux rencontres qui confirment le cap
Un rendez-vous qui nous conforte et nous motive
Nous contactons Philippe Destanque (rencontré au Boulou, lors du Forum Osez Entreprendre) pour lui montrer l'avancée du projet. Rendez-vous au Shed, à Saint-Génis-des-Fontaines, autour d'un verre. L'objectif : lui présenter ce que nous avons développé depuis notre dernier échange, ce que nous envisageons pour la suite, et surtout recueillir son retour.
Il est accompagné de l'acteur de la tech qu'il nous avait présenté au tout début de cette aventure, Luc. Tous deux sont surpris par l'avancée du Hub. Nous répondons à leurs questions, ils répondent généreusement aux nôtres. On ressort de ce genre de rendez-vous avec le sentiment d'être entourés et bien conseillés, ce qui compte beaucoup quand on avance sur un projet de cette ampleur sans filet.
Une phrase de Luc reste : tout fonctionne bien, il faut foncer maintenant et le proposer réellement à la vente. Ne pas attendre que tout soit parfait au millimètre. Les ajustements se feront avec les retours précis des premiers clients. C'est exactement le type de conseil dont nous avions besoin à ce stade : nous avions tendance à vouloir peaufiner encore et encore avant de nous lancer.
La question de la commercialisation à moindre coût
Nous voyons aussi Jean-Yves L'Huillier, coach en développement d'entreprise. Myriam l'avait rencontré initialement pour son activité d'auteur, avant qu'il ne devienne client de l'agence pour l'accompagnement de sa communication autour de ses romans.
Jean-Yves nous ouvre une réflexion sur la commercialisation du Hub à moindre coût : le recours à des prescripteurs, la mise en place de partenariats, ou encore la piste des écoles de commerce via leurs projets de fin d'année, qui pourraient travailler sur notre stratégie de commercialisation. Il a été convaincu par l'outil et pense qu'il a un vrai potentiel. Ce ne sont pas encore des décisions prises, mais une trajectoire de réflexion précieuse pour la suite.
La quête du nom : plusieurs semaines de recherche
Pendant tout ce temps, une question reste en suspens : il nous faut un nom définitif pour lancer un site dédié à la présentation du Hub Digital. Nous y travaillons par intermittence depuis plusieurs semaines, et nos deux trajectoires de réflexion sont parties dans des directions très différentes.
Josie : l'hommage qui ressemblait trop à un logiciel existant
Une des pistes que nous avons explorées le plus longtemps s'appelait Josie. L'idée venait d'une envie de nom à la Jarvis : un vrai prénom, avec une sonorité qui pourrait aussi se décliner en acronyme. Josie, c'était aussi un surnom porté dans nos deux familles, celui de la maman de Myriam et de la grand-mère de Gérôme, un joli clin d'œil personnel. Une sonorité un peu rétro, qui évoquait pour nous l'image d'une excellente secrétaire à l'ancienne, précise et fiable. Nous étions convaincus d'avoir trouvé. Mais après vérification, Josie ou ses variantes étaient déjà utilisées par d'autres logiciels et assistantes IA. Nous avons dû abandonner.
Quinze : le nom né de notre propre histoire
Une autre piste s'est appelée Quinze, en référence directe à la genèse du projet : les quinze onglets ouverts en permanence qui nous avaient poussés à construire notre propre outil. L'idée nous plaisait beaucoup : chaque fois qu'on aurait dû expliquer le nom, on aurait raconté l'origine du produit. Gérôme aimait l'idée en elle-même, mais un doute persistait chez lui, sans qu'il parvienne à en identifier précisément la raison. C'est ce ressenti qui nous a poussés à continuer de chercher.
Garbi : un mot qui existait déjà
Après ces essais, nous avons fini par trouver Garbi. Ce n'est pas un nom inventé : c'est un vrai mot, celui d'un vent qui souffle du sud-ouest sur les côtes de la Méditerranée. On le retrouve sous des formes proches dans plusieurs langues de notre pourtour méditerranéen : provençal, occitan, catalan, espagnol et en italien. Un vent que les marins et les habitants du littoral connaissent bien, parfois annonciateur de pluie, parfois simplement doux et régulier selon les régions où on le nomme.
Son origine remonte à l'arabe ġarbî, qui signifie "occidental" ou "de l'ouest". Le mot vient lui-même du verbe ġaraba, "se coucher", employé à propos du soleil : le vent d'ouest, c'est celui qui souffle du côté où le soleil se couche. Cette même racine a aussi donné son nom au Maghreb, littéralement "le couchant", la terre à l'ouest du monde arabe.
Un nom court, ancré dans le vocabulaire maritime et populaire de notre territoire, porté par plusieurs langues et cultures qui se croisent en Méditerranée.
Protéger le nom et construire le site
Trouver le nom ne suffisait pas. Il fallait encore le sécuriser juridiquement et lui donner une vitrine.
Le dépôt de la marque à l'INPI
Trouver un nom disponible ne suffit pas à le sécuriser. Il faut encore le protéger juridiquement, et c'est un chantier à part entière que nous découvrons au fil de l'eau.
Première étape : vérifier que Garbi n'est pas déjà déposé dans les mêmes domaines d'activité. Nous passons du temps à consulter les bases de marques existantes, à identifier les catégories qui correspondent réellement à notre activité, celle d'un outil de gestion pour les entreprises, et à réfléchir à l'étendue de la protection dont nous avons besoin dès maintenant, sans chercher à tout couvrir inutilement.
Deuxième étape : constituer le dossier de dépôt lui-même auprès de l'INPI, l'organisme officiel en France pour ce type de démarche. Description précise de l'activité, choix des classes de protection, préparation des pièces justificatives.
Une fois le dossier déposé, la marque est publiée au Bulletin officiel de la propriété industrielle.
La réservation du nom de domaine
En parallèle, nous réfléchissons à l'architecture de nos noms de domaine. Garbi, c'est le nom du Hub lui-même, l'outil, le produit. myGarbi, c'est autre chose : c'est l'application, le lieu où chacun de nos futurs clients se connecte pour accéder à son propre espace Garbi. My Garbi, littéralement "mon Garbi". Une logique simple, qui distingue clairement le produit de l'espace personnel de chaque utilisateur, et qui reste cohérente à mesure que le nombre de clients grandira.
Le développement du site de présentation
Reste à construire le site qui présente Garbi au monde extérieur. Gérôme s'attelle au développement, pendant que nous travaillons ensemble sur les contenus et sur la présentation de l'outil pour ce nouveau public : des dirigeants qui découvrent Garbi pour la première fois, sans connaître toute l'histoire racontée dans ces épisodes.
Il faut aussi trouver un logo. Nous explorons plusieurs pistes avant de nous arrêter sur une identité volontairement épurée : deux carrés aux angles arrondis, superposés en dégradé de violet, associés à une typographie sobre. Une signature simple, facilement reconnaissable, portée par une baseline qui résume l'esprit de l'outil : "Centraliser. Simplifier. Avancer."
Et pour la mise en ligne, nous appliquons à nous-mêmes ce que nous vendons : le site de présentation de Garbi est administrable directement depuis myGarbi, exactement comme n'importe quel client pourra gérer le contenu de son propre site depuis son espace Garbi. La meilleure preuve que l'outil fonctionne, c'est de l'utiliser pour notre propre communication.
Le site est désormais en ligne. Le Hub digital OSC a maintenant un nom, une protection juridique en cours, un site, et une identité.
Dans le prochain épisode, nous vous raconterons le début de notre volet communication : la mise en production d'une vidéo marketing et de podcasts. Une autre aventure commence.
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